esthera world

vendredi 23 mars 2007

'Casual' video games are serious business

un article très intéressant pour la communauté gamelab qui décrit la forte croissance des "casual games". En deux mots : un "casual game" est un petit jeu auquel on joue durant la pause café. A l'origine, surtout des puzzles comme "Bejeweled", pour ceux qui ne connaissent pas, ça rentre dans la famille des tetris. Une rêgle simple : jeux addictifs proposant des parties très courtes (5-15mn) idéal pour la pause café. L'opportunité réside dans le cout de production beaucoup plus bas (9 mois, 3à 5 personnes, $100,000 plûtot que qu'une centaine de personnes pendant 18 mois pour un cout comparable à un petit film...). En terme d'ergonomie, on ne peut absolument pas imaginer une phase apprentissage longue et fastidieuse, donc, ces jeux représentent d'excellents sujets d'étude dans le contexte du Gamelab.
Qu'en pensez vous ?

mercredi 21 mars 2007

Un classique...













Voici en lien un article de réflexion sur la conception d'un des tous premiers jeu en ligne massivement multijoueur et les leçons de conception qui en ont été tirées : il s'agissait d'Habitat de Lucasfilm et c'était en 1985 (sur C64). Les questions de game design qui y sont soulevées sont encore de première actualité (voir notamment à partir de la page 9 sur les défis de la conception "d'espaces cybernétiques").

lundi 19 mars 2007

Un jeu à tester : Crackdown (Xbox 360)


Je n’ai pas joué à ce jeu, mais sur la base de critiques que j’ai lu, il me semble mériter de remplir la hotte du Lutin.
Crackdown est la dernière création de David Jones, auteur des mythiques Lemmings et Grand Theft Auto, il me paraît intéressant dans la mesure où il anticipe certaines des caractéristiques qui feront le gameplay des jeux authentiquement next-gen, c’est-à-dire des jeux qui exploiteront le potentiels technologique des nouvelles consoles pour proposer de nouveaux types d’expériences immersives. En voici trois exemples développés par Crackdown :

- la possibilité laissée au joueur de customiser l’apparence de son avatar;

- une progression non linéaire, l’avancée dans le jeu n’étant pas conditionnée par un scénario mais par les plans d’action du joueur, eux-même soumis à la manière dont ce dernier envisage la progression de son personnage;

- un développement des compétences de l’avatar qui ne passe pas par une interface (mettre des points dans l’attribut Force par exemple), mais par l’utilisation réelle de la capacité que vous souhaitez améliorer (si vous souhaitez renforcer votre force physique, entrainez vous à soulever des objets de plus en plus lourds!).

Je voudrais tellement porter des voitures à bout de bras! Et sauter jusqu'en haut des plus grands building!

mercredi 7 mars 2007

behavioral game design

je viens de trouver un article des plus étonnant sur le game design, écrit par John Hopson dans Gamasutra. Il décrit l'approche behavioriste et explique qu'elle permet d'identifier des shemas comportementaux qui sont partagés non seulement par de nombreux individus, mais aussi par de nombreuses espèces animales. Il propose une lecture des mécanismes de jeux selon 3 critères issus de l'approche behavioriste :
  • la récompense (reinforcer) : passer au niveau suivant, le point d'expérience, une nouvelle arme
  • les rêgles (contingency) : tous les 1000 points, on gagne un nouveau pouvoir
  • la réponse (response) : l'action du joueur qui permet de réaliser l'objectif contenu dans la rêgle. Tuer un monstre fait gagner des points.
Il explique que nous sommes très fort à identifier les rêgles, même lorsqu'elles ne sont pas énoncées, et que la possibilité d'obtenir la récompense est un moteur puissant, chez toutes les espèces. L'intéret de l'article provient du parallèle qu'il établit entre les comportements observés sur des animaux en laboratoire et les mises en application qu'il propose pour le design des jeux vidéo.
Un exemple : lorsqu'il appuie sur un levier, le chimpanzé est récompensé par une feuille de laitue (un aliment qu'il apprécie). Au bout de quelque temps, plutot que de la laitue, c'est du raisin que le chimpansé reçoit comme récompense (le chimpanzé adore le raisin !). Un peu plus tard, la récompense redevient de la salade. Alors, fou de rage, le chimpanzé balance la feuille de salade dans la tête de l'expérimentateur... La morale ? réduire le niveau de récompense est un acte punitif, qui engendre de la frustration et peut les inciter à quitter le jeu... même si la réduction de la récompense n'est que temporaire... Bref, réduire la récompense est une erreur à ne pas commettre, je vous recommande vivement de lire l'intégralité de l'article ici, c'est une merveille.
http://www.gamasutra.com/features/20010427/hopson_01.htm

mardi 6 mars 2007

Tags à gogo

Afin de mettre en commun nos sources d’information sur le web, je vous propose d'utiliser le site del.icio.us.

Connaissez-vous le “tagging” ( le libellage!)? Lorsque vous créez un onglet sur votre navigateur, vous faites du tagging, vous associez une page web à un index, ou tag, permettant de retrouver la page tout en la définissant éventuellement par une catégorie. Ces tags néanmoins restent dans votre jardin secret, n’étant pas visibles par d’autres utilisateurs. Pourquoi ne pas faire en sorte que votre manière d’organiser l’information sur le net profite à d’autres usagers? L’idée est alors de rendre visibles vos tags sur le net. Certains sites comme del.icio.us s’y consacrent, misant sur les ressources du Web.2.0 pour créer une “folksonomie” du web, c’est-à-dire une taxonomie non hiérarchique des pages web, censée émerger naturellement d’une multitude de comportements individuels, sans contrôle par le haut (c’est le principe “bottom-up” du Web 2.0 ... comme du libéralisme économique ou de l'organisation sociale des fourmis).

Je viens de créér un compte sur le site del.icio.us (http://del.icio.us/).
Faites un login :
Username : labojeux
Password : lutin1

Vous verrez un certain nombre de pages que j’ai indexé. Pour vous permettre d’en faire de même à votre tour, il vous faut intégrer à votre navigateur les outils de del.icio.us.
Cliquez sur help à droite, dans la catégorie Bookmarking cliquez ensuite sur “Bookmarklet buttons for any browser” et suivez les instructions. Vous devriez avoir maintenant deux onglets sur votre navigateur : “post to del.icio.us” et “my del.icio.us”.
Chaque fois que vous rencontrerez sur le net un site digne d’intérêt pour le gamelab, cliquez sur l’onglet “post to del.icio.us”, une fenêtre apparaîtra vous permettant de “tagger” cette page, c’est-à-dire de lui associer un libellé ainsi que d’éventuels commentaires. Le site ainsi indexé apparaîtra maintenant parmi les “bookmarks” de notre compte (que vous pouvez retrouver en cliquant sur l’onglet “my del.icio.us”) et les tags associés aux pages web permettront un regroupement informel de l’information.

Bon tagging!