Je vous propose une petite cartographie des développeurs de jeux vidéo dans le monde. Vous trouverez cela sur Google maps : ici
Sur cette carte, seuls sont représentés les développeurs indépendants ou ayant été acquis par des sociétés de production. Je n’ai donc pas fait figurer les studios faisant partie intégrante des sociétés de production, comme Capcom ou Ubisoft par exemple.
Cette carte est partielle et partiale. J’ai commencé par faire figurer les développeurs de jeux qui avaient attiré mon attention en tant que joueur. Sur une base plus objective, figurent les studios déjà reconnus pour l’excellence de leurs travaux ( e.g. Rockstar, Bungie, Valve), mais aussi ceux dont les projets ont été remarqués par la presse spécialisée ( e.g. Irrational Games, Blade Interactive Studios). Je me suis efforcé d’ajouter les noms des jeux en développement ou, faute de, des jeux ayant fait la renommée des studios concernés; ainsi qu’un lien menant vers une description de ces studios sur wikipedia.
Au premier regard, la fracture numérique séparant le nord du sud apparaît clairement.
Néanmoins, il faudrait sans doute ajouter quelques index en Corée, où le jeu multijoueur est en grande expansion, et peut-être bientôt en Inde, dont l’ambition dans le domaine est symbolisée par l’ouverture d’un campus Supinfogame (école française de game design) à Poona.
Parmi les studios les plus importants et les plus rentables, nombreux se situent sur la “sunbelt” ( Maxis, Rockstar, Blizzard, etc.). Sur la côte est des Etats-Unis, en revanche, des studios encore peu chevronnés, mais porteurs de projets ambitieux, se sont développés ( Epic, Harmonix, Irrational Games). Le Canada, où l’industrie du jeu vidéo est appuyée par des subventions publiques, se trouvent également en pôle position dans la course des créatifs.
Au niveau européen, les studios intéressants sont concentrés dans le nord de l’Europe, en Grande Bretagne et en France majoritairement. En France, seul Quantic Dream, qui développe actuellement une exclusivité PS3, semble pouvoir tenir la comparaison avec les grands studios situés outre-atlantique en terme de budget de développement.
Il est à noter que cette mondialisation de l’industrie vidéo-ludique ne s’accompagne pas nécessairement d’une homogénéisation des produits. La particularité géographique des studios de développement retentit souvent sur le contenu esthétique et thématique des jeux développés. Prenons l’exemple de l’ukrainien Game World et de son récent Stalker, dont la thématique post-tchernobylienne évidente. Ou encore le britannique Lionhead, dont le jeu Fable était imprégné de dark fantasy à l’anglaise.
mercredi 11 juillet 2007
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